Le recteur a réuni les organisations syndicales ce lundi 22 juin à 8h pour faire le point sur la situation liée à la canicule.
Retrouvez toutes les informations sur vos droits, dont le droit de retrait et les modalités de son exercice, sur le site de la section académique.
Faites-nous part de la situation dans votre établissement, ou en centre d’examen, de toutes les difficultés rencontrées par l’ensemble des personnels. Le SNES-FSU pourra faire remonter les problèmes et établir un état des lieux précis. Contact : permanence@bordeaux.snes.edu
Point de situation générale
Le recteur convient qu’on est en train de gérer l’urgence même s’il y avait eu une réflexion dès le mois de décembre avec les DSDEN. Il prévoit de travailler sur deux plans pour la suite : un plan « vaguelette » de chaleur (type mois de mai) et un plan « super canicule » comme actuellement qui sera étudié établissement par établissement (écoles comme EPLE), ville par ville.
Situation des EPLE et des écoles
– Des EPLE et des écoles fonctionnent sans aménagement des horaires et des locaux.
– D’autres fonctionnent avec aménagements (cours le matin, élèves libérés l’après-midi par exemple ou écoles délocalisées dans des tiers lieux). 642 structures sont dans cette situation.
– 1 seul collège est complètement fermé, à Coulounieix dans le 24. 9 écoles sont complètement fermées, sans service minimum d’accueil (SMA), dont les 2 de Créon pour coupure d’eau. Il est possible que la situation évolue ce soir.
Autorisations spéciales d’absence (ASA) pour les personnels vulnérables et problèmes liés à la santé de l’ensemble des personnels.
Compte tenu de l’urgence de la situation, il y aura une tolérance et aucun personnel ne sera mis en difficulté. En cas de problème sur une situation individuelle, prendre contact avec le SNES-FSU pour que nous contactions le DRH ou le secrétaire général du rectorat.
Même s’il y a une « inquiétude partagée » sur la santé des personnels, dans le discours de l’administration elle porte plus sur les examinateurices que sur les collègues dans les EPLE et les écoles. Le SNES-FSU a pointé que la température est souvent au-delà de 30 dans les salles dès 8h le matin et que dans tous les bâtiments, même les plus préservés la chaleur va s’accumuler dans les jours qui viennent. Il faut penser aussi à l’usure, à l’impact de la chaleur sur les organismes pour des personnels qui ont chaud dans leur logement, chaud au travail et sur leur temps de trajet.
Présence des personnels dans les EPLE en après-midi quand les élèves sont libérées
Il est difficile d’apprécier à l’avance le nombre d’élèves qui resteront sur place ; la nécessité de rester pour les enseignantes pourra être appréciée au fil de la journée ; un roulement pourra s’organiser.
AESH, AED
Point de vigilance pour les AESH : pour le secrétaire général du rectorat, elles ont vocation à rester sur site, y compris si les élèves accompagnées sont absentes (afin de ne pas entrer dans une différence de traitement entre AESH individuelles et AESH collectives). Le SNES-FSU a souligné que c’était contraire au discours ministériel indiquant que la présence sur place est liée à l’accueil des élèves ou à la sécurité et qu’il n’était pas question qu’on fasse faire aux AESH d’autres missions que les leurs. Le discours s’est infléchi : appréciation au cas par cas par les coordos PIAL.
AED : comme pour les enseignantes, principe de réalité, adapter le nombre et envisager un roulement est possible en fonction du nombre d’élèves à accueillir.
Personnels administratifs en services et en EPLE
La combinaison de la nécessité de service et de l’intérêt des personnels est la priorité et il y aura mise en place de tout ce qui permet de la souplesse : télétravail, adaptation des horaires, déplacement des espaces de travail vers des salles plus fraîches.
Examens
Dans un premier temps était rendu possible le report des épreuves de ce lundi 22 après-midi et du mardi 23 après-midi. Le mercredi 24 est maintenant envisagé. La situation pourrait s’améliorer pour le jeudi 25.
Le grand oral offre une marge de temps du fait de l’étalement des convocations.
L’EAF est sur une période de temps plus resserrée mais il n’y a pas la contrainte de remontée des notes donc les oraux peuvent être reportés aussi si besoin (EAF prévue du jeudi 25 au mercredi 1er juillet).
Le recteur considère qu’il est possible de tirer les épreuves jusqu’au 3 juillet.
Les oraux de projet en bac pro ont aussi été pris en compte par la DEC.
Les services ont pris contact avec les cheffes de centre pour proposer le report des épreuves du jeudi 25 et du vendredi 26 après-midi.
L’administration a conscience que s’il y a des « trous » (personnels vulnérables en particulier), ou absence de candidates) il faudra aussi envisager des reports dans des centres qui ne l’ont pas prévu.
Les personnels de direction s’inquiètent d’examinateurices qui quitteraient le centre d’examen en fin de matinée. Tous les centres n’ont pas de salle fraîche, suffisamment de matériel pour rafraîchir. La mobilisation des personnels infirmiers a généralement été prévue.
Actuellement 5 centres ont fait le choix du report des épreuves de l’après-midi. A notre connaissance Max Linder Libourne, Jaufré Rudel à Blaye, Grand air Arcachon, Fébus Orthez, Supervielle Oloron.
D’après le recteur, ce sont les cheffes de centre qui ont mal compris le mail envoyé par la DEC. Une lecture erronée les a conduites à penser que le grand oral était reporté partout mais il n’y avait pas d’ambiguïté ! Certaines avaient communiqué vers les examinateurices pour signaler un report avant de faire machine arrière.
Le recteur certifie que la DEC est à l’écoute. La priorité est la sécurité des personnels et des élèves et s’il faut décaler, il assumera de décaler.
Stages de 2de et PFMP
Il y a des activités interdites dans les secteurs professionnels dans ces situations extrêmes.
Pour les stages de 2de annulés, les élèves retombent sous la responsabilité de leur famille.
Dans le premier degré
– Il y a eu de l’impréparation : des personnels et des parents qui ont découvert au dernier moment les aménagements (délocalisation et modalité d’accès au lieu par exemple). Selon le recteur, dans la majorité des situations, la gestion s’est faite en lien avec les services académiques et il y a eu peu de décisions unilatérales des mairies.
– La fermeture des écoles revient aux maires mais les préfetes peuvent agir s’il y a des situations dans lesquelles les maires n’assument pas les fermetures.
