Rentrée 2026 : Face aux suppressions massives de postes, la lutte contre les fermetures de classes s’impose !
Le CSA académique présentant la répartition des moyens alloués à l’académie de Bordeaux pour la rentrée 2026 s’est tenu le 30 janvier. Il prévoit, sous réserve de l’adoption du projet de loi de finances, des suppressions de postes massives dans les écoles, les collèges et les lycées.
Premier et second degré : de nombreuses fermetures de classes en vue :
- Dans les écoles, ce ne sont pas moins de 99 postes de professeures des écoles qui seront purement et simplement supprimés, entraînant dans leur sillage la fermeture de nombreuses classes. À cela s’ajoutent 59 postes détournés pour financer les PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité), synonyme de fermetures de classes supplémentaires
- Dans les collèges et les lycées, 131 postes d’enseignement seront supprimés. Ces moyens retirés ont pour corollaire des fermetures de classes dans les établissements.
Bien que la baisse démographique soit une réalité, la FSU rappelle que précédemment les créations de postes n’avaient pas suivi la hausse des effectifs absorbée pendant des années par les personnels de l’académie. Le sous-investissement chronique dont souffre l’école française est tout aussi réel. Les comparaisons internationales mettent en évidence le manque de moyens alloués, les effectifs trop élevés d’élèves par classe, le creusement des inégalités. Notre école a besoin d’une politique ambitieuse.
Cette diminution du nombre d’élèves peut être l’opportunité, si on ne supprime pas des postes, de construire une école plus juste, qui traite mieux ses élèves et ses personnels.
La FSU défend donc le maintien des emplois et une politique volontariste pour l’école publique : réduire les effectifs par classe, renforcer l’accompagnement des élèves, améliorer les conditions de travail des personnels, abandonner les logiques du « travailler plus pour maintenir un salaire décent » et lutter plus efficacement contre les inégalités scolaires.
Il est urgent que l’État entende la crise de l’école et comprenne qu’elle n’est pas soluble dans la baisse démographique. Il se doit aussi d’agir face à la détresse des personnels. La FSU appelle donc les collègues à la mobilisation dans les semaines et les mois qui viennent pour un service public d’éducation à la hauteur des enjeux du XXIe siècle.
