27 février 2026

Actualité

Santé, protection sociale complémentaire - Le SNES-FSU vous informe

Après l’affiliation au contrat collectif santé puis la bascule sur AMELI de l’assurance maladie, vient le temps de faire le choix de la prévoyance complémentaire. L’ouverture de l’adhésion au volet prévoyance du contrat collectif PSC devrait intervenir à partir du 2 mars. D’après les informations du SNES-FSU, dans l’académie de Bordeaux, la MGEN va communiquer très prochainement aux personnels.

Pour rappel, ce contrat collectif est pris en charge par l’employeur à hauteur de 7 euros. La FSU s’est opposée sur de nombreux points à la Protection Sociale Complémentaire, en particulier au découplage santé et prévoyance.

L’adhésion au contrat collectif se fera entièrement par téléphone avec une interlocutrice ou interlocuteur de la MGEN en contactant le 09 72 72 16 17. Faire plus simple aurait été possible, mais le ministère et la MGEN en ont décidé autrement !

Cette procédure permettra à la MGEN, et c’est pour cela qu’elle la veut ainsi, de vous proposer d’adhérer à un contrat individuel commercialisé par la MGEN (les adhérentes actuelsles de la MGEN en sont au 5e mail de rappel...). Il n’est pas de la responsabilité du SNES-FSU de vous encourager à choisir tel ou tel contrat, et nous revendiquons le retour à la liberté de choix de l’organisme complémentaire. Nous ne sommes pas des agentes commerciaux des mutuelles ou assurances privées, mais nous vous conseillons d’adhérer absolument à un contrat prévoyance.

Pourquoi un contrat prévoyance ?

L’adhésion à la partie prévoyance est d’une importance cruciale. Au cours d’une carrière (de plus en plus allongée !) la prévoyance couvre les risques en cas de maladie grave, d’arrêt de travail prolongé, d’invalidité, ou indemnisation des ayant droits en cas de décès. Certaines situations s’accompagnent d’une importante perte de salaire : un accident domestique ou de la circulation obligeant à un arrêt maladie ordinaire excédant trois mois, congé maladie ordinaire cumulé excédant trois mois au cours d’une année à partir de la date du premier arrêt, congé longue maladie excédant un an, congé longue durée excédant deux ans. Toutes ces situations conduisent à une rémunération à mi-traitement, maintenue à 80% de la rémunération globale pérenne avec le contrat prévoyance collectif.

Pour faire face à ces imprévus et pour éviter des pertes de salaire considérables, l’adhésion à la prévoyance est capitale. S’en priver pour des raisons financières de court terme peut se révéler désastreux, quels que soient l’âge ou l’état de santé actuels.

Ce contrat collectif proposé par l’employeur et négocié avec les organisations syndicales répond aux problématiques rencontrées par les collègues dans l’éducation nationale. Il ne s’agit pas d’un contrat d’une assurance privée déconnectée des besoins des personnels. Il est loin d’être parfait, mais l’adhésion massive à ce contrat collectif montrera à notre employeur notre attachement à la prévoyance surtout dans cette période où nous subissons de plus en plus des conditions de travail dégradées et des perspectives de retraite de plus en plus reculées.

L’adhésion massive au contrat collectif PSC permettra aussi à nos représentantes au ministère de négocier un contrat plus protecteur et plus avantageux dans les années à venir.

Les modalités d’adhésion au contrat collectif

Pour l’adhésion au contrat collectif, grâce aux négociations syndicales, il n’y aura pas de questionnaire de santé et la tarification pour l’agente en activité ne dépendra pas de son âge. L’agente aura 6 mois à compter de la date de souscription pour y adhérer. Passé ce délai, nous savons que la MGEN proposera un contrat individuel avec une tarification libre et donc liée à l’âge accompagné d’un questionnaire de santé.

Pour renforcer votre contrat collectif prévoyance, une option à adhésion facultative sera proposée. Celle-ci permettra le complément de salaire au-delà de trois mois de congé maladie ordinaire (traitement maintenu à 80 % au lieu de 50 au-delà de trois mois de congé maladie ordinaire cumulé sur une période d’un an à partir de la date du 1er arrêt)

Les inconvénients du contrat collectif sont : son coût actuel, qui est élevé malgré la participation employeur de 7 €, soit 1,58 % du traitement brut global (socle + option), en particulier pour les petits revenus et/ou les plus jeunes.

Dans les années à venir, la FSU poursuivra son combat pour un recouplage santé/prévoyance, la liberté de choix de la mutuelle par les agentes de l’éducation, la remise à plat de la situation des retraitées écartées en partie de la PSC et aussi une meilleure prise en charge de la PSC par l’employeur, garant de l’état de santé de tous ses agentes.