27 mars 2026

Actualité

CSAA du 24 mars 2026 : de nombreux points soumis au vote des représentantes des personnels

Vous pouvez prendre connaissance de la déclaration liminaire de la FSU ici.



Personnels de l’éducation, nous sommes toutes et tous concernées par le service public d’éducation, au-delà de notre établissement. C’est la formation de citoyennes éclairées et l’émancipation des jeunes partout sur le territoire qui guide notre action quotidienne. La revalorisation salariale, celle des carrières, les moyens pour l’école publique nécessitent un sursaut collectif afin de mettre un terme au déclassement salarial et à la dégradation des conditions d’exercice de nos métiers, au détriment des élèves que nous accueillons.
Pour cela, la FSU, en intersyndicale, appelle à se mobiliser pendant la semaine du 30 mars au 3 avril et en particulier le 31 mars à l’occasion d’une journée nationale de grève et de manifestations dans les départements de l’académie.

(lien vers le site avec les heures et lieux de rassemblements).

Quelles ont été les positions de la FSU au cours de ce CSAA ?


Répartition des moyens des personnels de santé (infirmières scolaires)

Trois emplois sont créés dans notre académie à la rentrée prochaine. Deux seront implantés en Gironde (un poste complet au collège de Saint Selve et deux demi-postes au lycée et au collège du Barp, permettant au lycée d’avoir un poste complet et au collège un poste avec intervention dans les écoles du secteur) et un en Lot-et-Garonne, au lycée de Fumel.
La FSU s’est félicitée de ces créations mais a dénoncé des redéploiements, consistant à retirer des demi-postes à certains établissements pour en attribuer à d’autres.
Le Recteur a mis en avant la formation en santé mentale en cours dans l’académie et l’objectif de former deux personnels par établissement sur cette question en donnant la priorité aux CPE, qui sont selon lui, la profession au coeur de ces problématiques après les personnels de santé. Toutefois, la santé scolaire ne se résumant pas à la santé mentale, les établissements ont besoin d’infirmières.
Abstention de la FSU


Répartition des moyens des personnels sociaux

Quatre emplois sont créés dans l’académie pour la rentrée scolaire. Deux en Gironde, un en Dordogne, un en Lot-et-Garonne. La Gironde est le département qui concentre le plus grand nombre d’élèves, la Dordogne et le Lot-et-Garonne, parmi les départements les plus pauvres de France, concentrent des situations sociales difficiles. Pour la FSU, cette répartition semblait conforme aux besoins identifiés.
Vote pour de la FSU


Répartition des moyens des personnels d’éducation (CPE)

5 postes de CPE sont implantés dans l’académie à la rentrée prochaine : au nouveau collège du Taillan Médoc, au collège de Bassens, au collège Chambéry de Villenave d’Ornon et deux postes provisoires sont pérennisés au collège d’Arveyres et au collège d’Arsac.
La FSU a défendu la demande d’un CPE supplémentaire au collège de Montussan et obtenu que la situation soit étudiée lors de l’implantation de renforts provisoires.
Elle a souligné l’absence de transparence sur l’implantation de ces moyens provisoires (un total de 17 emplois pour l’année scolaire en cours). Ceux-ci témoignent de l’ampleur des besoins mais les organisations syndicales n’ont pas de visibilité sur les établissements concernés et ne peuvent avoir des débats éclairés lors du groupe de travail concernant la répartition des moyens.
Elle s’est joint aux autres organisations syndicales pour dénoncer les profilages de postes sans motifs réels.
Ces raisons, ainsi que l’insuffisance chronique des postes de CPE dans l’académie, ont entrainé un vote contre de la FSU.


Répartition des moyens de RBDE (Responsables de bureau des entreprises) dans les LP.

A la création de ces postes liés à la réforme du lycée professionnel, la FSU s’y était fermement opposée. Certains de ces postes étaient à l’origine pris en charge financièrement par le GRETA CFA, d’autres par un financement Etat. La situation financière du GRETA CFA conduit le Rectorat à prendre progressivement en charge l’ensemble de ces postes pour les pérenniser. La rémunération et la reprise de l’ancienneté sont garanties. La FSU a demandé de la vigilance à l’administration car certains personnels évoquent une surcharge de travail et des missions qui s’ajoutent à leur fiche de poste.
La FSU a voté contre. En effet, ces 10 postes pris sur le budget de l’État n’entrainent pas des moyens supplémentaires mais le retrait de 10 postes d’enseignantes dans les collèges et les lycées à la rentrée.


Implantation des ULIS et UPE2A

La question de l’inclusion est prépondérante dans les établissements scolaires. Malgré une politique académique volontariste (102 ULIS et 55 UPE2A ouvertes depuis la rentrée 2017), trop d’ULIS dépassent le seuil de 10 élèves préconisé (100% des ULIS de Gironde) et la dispersion des élèves allophones rend leur prise en charge très complexe, les UPE2A itinérantes ne semblant pas une solution adaptée. Il faut plus de moyens. La FSU a défendu la nécessité que les conseils d’administration soient informés par les directions d’établissement lors de l’ouverture de dispositifs – ce qui n’a pas été le cas partout - car la préparation et l’adhésion des équipes sont fondamentales pour la réussite de l’inclusion. Elle a aussi regretté l’ouverture d’une UPE2A NSA au LP de Gelos par redéploiement après fermeture d’un des dispositifs au collège J. d’Albret de Pau alors que les effectifs prévus sont chargés dans les deux restants et que des collèges du secteur sont volontaires pour une ouverture. La FSU a souligné la nécessaire prise en charge des mineures non accompagnées qui conduisent à créer des UPE2A dans les LP mais a exprimé ses doutes sur la réalité de leur inclusion dans ces structures.
Le vote contre de la FSU est donc la conséquence de l’absence de moyens à la hauteur des ambitions de l’école inclusive malgré l’ouverture de 8 ULIS et 5 UPE2A.


Carte des sections sportives scolaires :

La section volley-ball au collège du Haillan vient s’ajouter à la liste des sections sportives scolaires examinées lors d’un CSAA précédent. Il a été à nouveau précisé que l’entrée dans ces sections sportives ne devait en aucun cas reposer sur des tests de sélection. Faute de moyens fléchés pour le financement de cette section, la FSU s’est abstenue.
Précision : Pour le SNEP FSU, syndicat de la FSU des professeures d’éducation physique et sportive, la circulaire du 15/12/2023 relative aux sections sportives scolaires ne le précise pas cette absence de tests. Le SNEP FSU affirme la compétence spécifique sur le plan moteur des professeures d’EPS et la nécessité qu’ils/elles puissent effectuer un recrutement critérié et juste du fait d’un nombre de places limité faute de moyens. Ce recrutement s’effectue dans l’intérêt des élèves et des dispositifs pédagogiques facultatifs que sont les SSS, en prenant en compte la sécurité affective et physique d’enfants qui s’y s’engagent pour 4 ans.


Carte des classes à horaires aménagés maths sciences

11 classes ouvriront à la rentrée dans les collèges, portant le nombre total à 15. Le financement est prévu à hauteur d’une heure par niveau (sur les niveau 4e et 3e). Des financements pour assurer des déplacements sont en cours d’étude. Le Recteur a souligné la réelle adhésion des personnels à la problématiques des biais de genre. La FSU a souligné le risque de sélection des élèves dans ces classes et le changement de profil des établissements qui les accueilleront car, contrairement à l’année dernière, certains ont un public davantage favorisé. Elle a également mis en avant les effets catastrophiques de la réforme Blanquer sur le nombre de filles suivant un enseignement de mathématiques au lycée qui ont conduit à la mise en place de ces classes à horaires aménagés.
Vote contre de la FSU


Transformation du CIO de Pau en service d’État

Le CIO de Pau est un des derniers CIO hébergé dans un site départemental et son transfert est prévu dans les locaux de la DSDEN de Pau à la rentrée prochaine, ce à quoi les personnels s’opposent. L’administration se veut rassurante en avançant que le bâtiment accueille déjà des usagères mais les personnels redoutent les réticences du public qui fréquente le CIO à se rendre dans des locaux qui ne seront plus perçus comme « neutres », ainsi que les difficultés d’accès. Elles et ils s’inquiètent aussi de la prise en charge de leurs frais de déplacement qui vont augmenter.
Vote contre de la FSU


Trois points étaient présentés pour information

Le projet académique 2026-2031

Celui-ci sera diffusé prochainement dans les boites professionnelles. La FSU s’est étonnée des conditions de la consultation menée pour établir celui-ci. Les représentantes des personnels n’y ont pas été associées et aucun appel à consultation large n’a été lancé à destination de la profession. C’est donc en petit comité que ce projet a été élaboré lors de « séminaires territoriaux ». La FSU a également fait part de son inquiétude sur la dimension très territoriale affichée par ce projet, en contradiction avec son attachement à une éducation nationale. Elle a aussi souligné la perte de sens de ce projet académique depuis que les projets d’établissement se font en lien avec la procédure d’évaluation à laquelle ils sont soumis tous les cinq ans. Le projet académique n’est plus une dynamique qui entraîne l’ensemble des établissements simultanément. Elle a mis en garde contre les risques de dérives managériales de la part de directions qui voudraient faire de leurs établissements des vitrines.
Les modalités de sa mise en œuvre restent à ce stade très floues : les objectifs sont très généraux. Des fiches, mentionnant qui doit faire quoi, seront envoyées. Mais sans temps d’information et de réflexion institutionnel dédié, les grandes affirmations contenues dans ce projet risquent fort de rester à l’état de bonnes intentions.

La répartition des moyens de surveillance (AED) :

La FSU a défendu les demandes des collèges de Montussan, toujours insuffisamment doté malgré 1,5 emploi supplémentaire à la rentrée, et de Lalinde, victime d’un redéploiement de moyens. Elle a mis en avant les besoins liés à la configuration des bâtiments, au climat scolaire, à la répartition des services avec l’espoir que les demandes soient entendues.

Le bilan des créations et suppressions de postes

131 équivalents temps plein sont supprimés dans l’académie dont 91 postes. Le Recteur reconnaît que dans certains secteurs le volume des BMP va diminuer. S’ajoutera aux difficultés l’implantation des stagiaires avec, à l’heure actuelle, un manque de visibilité dû à la réforme du concours. L’analyse de la FSU est donc partagée : le mouvement intra 2026 sera restreint et les retraits de moyens risquent d’avoir un impact sur les affectations de TZR et des contractuelles.