18 mai 2026

Snes Gironde

Un 1er mai réussi mais marqué par la répression : nous ne nous laisserons pas faire !

Ce premier mai aura été festif et combatif :

près de 10 000 personnes, lycéens, étudiant.e.s, travailleurs et travailleuses, retraité.e.s, se sont rassemblées à Bordeaux sur fond de fanfares et de slogans forts, portants nos revendications :

« le premier mai est à nous », « fermé, chômé, sacré », « augmentez les salaires, pas le temps de travail », « stop les guerres, les violences, la misère », « féministes contre l’extrême droite », « stop à la précarité », « soutien à la résistance du peuple palestinien », « contre le fascisme »…

Un cadre festif où nous avons pu faire entendre notre colère et nos revendications !

Le coup de comm’ autour de la suppression du premier mai ne sera pas passé : dans un contexte où la charge de travail et le mépris constant de nos droits ne font qu’augmenter, il est essentiel de rappeler l’importance symbolique que revêt cette journée. On continuera de se battre pour garder les droits et les acquis sociaux obtenus durement, pour l’amélioration de nos conditions de travail, et contre la destruction de du service public !

Une journée encore une fois sous le coup de la répression :

Ce premier mai aura aussi marqué, encore une fois, le mépris et la répression que subissent certains de nos militants. En début de manifestation, notre collègue Amaury, militant de Solidaires 33 (Sud éducation 33) a été interpelé pour possession de fumigènes et d’un mât de drapeau télescopique.

Nous dénonçons, d’une part, cette stratégie de répression assumée, qui constitue une tentative d’intimidation inacceptable, et d’autre part, sa justification fallacieuse par les autorités.

L’arrêté préfectoral interdisant la possession de fumigènes a été déposé la veille de la manifestation, sans que les organisateurs en soient prévenus. De plus, les raisons évoquées aux interdictions sont sans rapport avec la réalité, et font appel à un « contexte de tension exacerbée » entre « radicaux d’ultra-gauche et d’ultra-droite » pouvant générer des mouvements de panique, ouvrant ainsi la possibilité à ce que n’importe quelle personne soit considérée comme dangereuse et donc arrêtée.

Cette décision n’est pas une première, et met encore une fois en danger la liberté de manifester et l’ensemble de nos droits, qui plus est en ce jour symbolique que représente le premier mai !

Nous exigeons, à l’instar de l’intersyndicale formée à cette occasion, la levée des poursuites contre notre collègue, et contre tous.tes les manifestant.e.s visées par de telles procédures. Nous condamnons fermement toute pratique visant à bafouer nos droits et nos libertés !

Ce soir lundi 18 mai à 18 heures, rassemblement devant la Préfecture à Bordeaux pour défendre notre collègue :