1er avril 2026

Catégorie - Carrière - Mutation

Congés de formation professionnelle 2026

Congés de formation professionnelle 2026

Compte rendu du groupe de travail du 25 mars 2026

Les moyens alloués pour tous les personnels du second degré de l’académie restent identiques aux années précédentes, soit 480 mois (40 équivalents temps plein). Cette enveloppe est répartie de la façon suivante : 85 % (412 mois) pour le congé initial, 10 % (48 mois) pour la prolongation et 5 % (24 mois) à la discrétion des IPR.
Le SNES-FSU a dénoncé d’une part l’insuffisance de cette enveloppe au regard des attentes de la profession, et d’autre part le contingent réservé aux IPR.
Il souligne que les choix opérés par les collègues dans leurs demandent, qui portent très majoritairement sur la préparation de l’agrégation, est un signe fort du déclassement salarial de la profession et de la très faible évolution du point d’indice ces 30 dernières années. Le SNES-FSU rappelle ses mandats pour le « toutes agrégées » et la revalorisation des salaires.

La liste des choix des IPR a été fournie, 3 personnels se voient accorder un congé de formation professionnelle en demande initiale (dont 1 avec seulement 3 demandes antérieures), 1 personnel sur demande de prolongation. Pour l’administration, l’enveloppe réservée aux IPR sert à attribuer le congé, en dehors de toutes règles et transparence, aux personnels qui se distinguent particulièrement en termes de services rendus à l’Institution. L’administration met en avant la souplesse d’un choix « qualitatif » contre une attribution « mécanique » (donc équitable) des congés, mais force est de constater que les choix ne se portent ni sur des personnels demandant des formations dont le suivi bénéficierait à l’institution, ni sur des personnels en capacité de plus réussir le concours préparé.


Quelques statistiques


On constate cette année encore une diminution des demandes de congé formation professionnelle (401 dossiers contre 410 en 2025 et 509 en 2024).
Les demandes sont faites principalement par des femmes (72 %), et émanent du corps des certifiées (73 %). 75 % des demandes concernent une préparation de concours, en premier lieu l’agrégation ; 16 % une formation diplômante (Master, Doctorat principalement) ou certifiante ; 9 % d’autres types de demandes.

Les demandes de congé initial

372 demandes pour 60 congés attribués et 3 sur quota IPR, dont 265 de certifiées (41 congés), 41 d’agrégées (7 congés). Les psy-EN avec 3 demandes, ont bénéficié de la « clause de sauvegarde » et obtenu un congé, comme les CPE avec 5 demandes et les non-titulaires avec 1 demande.

Les collègues obtenant le congé en étaient à la 5e demande (hors BOE). La liste complémentaire établie par l’administration est étendue au dernier personnel ayant 5 demandes cumulées et 6 ans d’ancienneté ou plus (39 collègues en liste complémentaire).

La règle de priorisation des personnels BOE a conduit l’administration à attribuer le congé pour préparer l’agrégation à 9 collègues, dont 8 qui n’en sont qu’à la première ou deuxième demande.


Les demandes de prolongation :

29 demandes (8 prolongations attribuées + 1 sur quota IPR), dont 26 de certifiées (8 prolongations attribuées), 0 d’agrégées, 1 de CPE et 1 de non-titulaire (0 attribués pour ces 3 catégories).
La liste complémentaire établie par l’administration comporte 4 personnels.
2 des 9 prolongations accordées l’est au titre de l’admissibilité au concours l’année précédente, 4 au titre de la priorisation des BOE, et les autres au titre du nombre de demandes.


Une fois le congé de formation obtenu.

Une attestation d’inscription à la formation pour laquelle le congé de formation professionnelle est accordée doit être transmise au plus tard le 22 août 2026.
Il est impératif de remettre au rectorat à la fin de chaque mois une attestation produite par l’établissement de formation, prouvant son assiduité et sa présence effective en formation. La production de ce document conditionne la mise en paiement de l’indemnité.
Attention, cette année l’administration sera plus vigilante à l’assiduité pour les collègues suivant une formation en distanciel type CNED. Elle prévient qu’en cas de non-respect de l’assiduité (nombre de correction, devoirs rendus) la ou le collègue verra son congé prendre fin et être réintégré à temps plein avec effet immédiat.

Comme expliqué plus haut, sauf raison majeure on ne peut se désister qu’une seule fois, sauf à perdre l’antériorité acquise de la demande et donc retourner au début de la file d’attente. Le désistement doit-être communiqué à l’administration avant le 31 mai 2026 afin que les candidates en liste complémentaire puissent accéder à la formation. L’administration pourra solliciter cette liste jusqu’au 30 juin 2026 pour tenir compte des résultats des concours.


Modalités d’attribution des congés de formation professionnelle rentrée 2026


Il y a deux types de demande : celle pour obtenir un premier congé (demande initiale), et celle pour obtenir une prolongation d’un congé déjà obtenu une année précédente.
L’administration dresse deux listes distinctes : une pour les demandes initiales et l’autre pour les demandes de prolongation. À l’intérieur de chaque liste les demandeuses et demandeurs sont classées selon les critères expliqués ci-dessous. Celles et ceux classées en haut de la liste voient leur demande satisfaite, une partie des suivantes sont étiquetées « liste complémentaire » et les autres ne sont pas retenues.
Il n’y a pas porosité entre les deux listes, ce qui signifie que lors d’un désistement pour une demande initiale, l’administration puise une remplaçante dans la liste complémentaire des demandes initiales. Une collègue obtenant le congé a jusqu’au 31 mai pour se désister. Deux désistements consécutifs entraînent la remise à zéro du compteur des demandes antérieures. L’administration se laisse également jusqu’au 30 juin pour annuler une demande en cas de réussite à un concours, donc les listes complémentaires peuvent être appelées jusqu’à cette date.

Afin de satisfaire le maximum de demandes dans une enveloppe contrainte, l’académie a fait le choix il y a plusieurs années de limiter à 6 mois le congé de la demande initiale pour préparer un concours, notamment l’agrégation. Pour les autres formations, le congé peut-être de 10 mois.

Le SNES-FSU dénonce une enveloppe insuffisante qui ne permet d’accéder au congé qu’à la 5e demande minimum.


Classement des demandes initiales :

Les dossiers sont classés tous corps confondus en fonction du nombre de demandes antérieures (consécutives ou non), puis de l’ancienneté générale de service et enfin de l’âge. Une règle complémentaire, dite « clause de sauvegarde », permet aux catégories à faibles effectifs (non-titulaires, Psy-En…) et qui ne sont pas représentées dans la liste des demandes satisfaites, d’obtenir quand même un (si cette catégorie représente moins de 5 % des demandes) ou deux (si elle représente 5 % ou plus des demandes) congés de formation.
Les demandes des personnels BOE sont priorisées dès lors que leur demande concerne une formation proposée par l’employeur (via l’EAFC), en accord avec le code général de la fonction publique, quel que soit le nombre de demandes antérieures de l’agent.

Classement des demandes de prolongation :

Les dossiers sont classés d’abord selon l’admissibilité au concours l’année précédente, puis selon le nombre de demandes antérieures, et enfin selon l’ancienneté générale de service. Là encore la priorité pour les personnels BOE s’applique.