20 novembre 2020

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Violences scolaires

CHSCTA BORDEAUX : confinée ou déconfinée, une instance au cœur des enjeux actuels.

Le CHSCTA : une importance croissante

La période que nous vivons est exceptionnelle à plus d’un titre.
Il est en premier lieu indispensable de rappeler que cette année a été marquée par la disparition effective des commissions paritaires, espaces de dialogue social par excellence. Par effet indirect et sans remplacer les CAPA, le CHSCTA a vu son rôle réaffirmé comme espace de dialogue social, l’un des derniers, centré sur certaines des préoccupations majeures de nos collègues à savoir la santé, la sécurité et les conditions de travail.
Ensuite, l’actualité marquée depuis le début de l’année 2020 par la pandémie de Covid19 a propulsé le CHSCTA aux premières loges des enjeux sanitaires (preuve s’il en faut, la présence désormais régulière de la Rectrice aux séances !).
Instance plateforme, elle met en relation vos représentants avec l’Administration mais également la médecine de prévention, l’inspecteur santé sécurité au travail ou le conseiller de prévention académique. Le CHSCTA a été l’une des plus efficaces caisses de résonnance de vos préoccupations, interrogations et exigences. Cette dynamique devra être maintenue et nous ferons le nécessaire pour que cela perdure.

Confinement/Déconfinement : des CHSCTA à distance pour des effets sur le terrain

Durant les deux mois de confinement, de nombreuses séances extraordinaires ont eu lieu en visioconférence, la thématique annuelle étant de fait reportée.
La question centrale était celle des conditions de retour en classe, thème sur lequel nous avons refusé d’être force de proposition avant la publication d’un protocole sanitaire. Décisions gouvernementales, le confinement comme l’organisation du déconfinement relèvent de la responsabilité de l’administration, pas des personnels.
En revanche, une fois paru et contrairement à d’autres organisations syndicales, vos élus Snes-FSU ont défendu le protocole et son application stricte afin de protéger les personnels et d’offrir une chance de retourner en établissements, ce qui était désiré par la grande majorité de la profession.
Le retour devant les élèves a été marqué par de nombreux cafouillages, aussi bien de l’administration dans ses différentes strates, que des chefs d’établissements qui déclinaient les protocoles sanitaires d’après leur seule interprétation, parfois légère.
Le CHSCTA, en lien avec le CHSCTM, est intervenu pour obtenir de nombreux éclaircissements nécessaires aux collègues qui se voyaient refuser par les chefs d’établissements des demandes pourtant légitimes.
C’est en effet en CHSCT que l’administration a reconnu que les fonctionnaires devaient bénéficier des mêmes droits que ceux des travailleurs du secteur privé et ainsi permettre aux personnels qui ne souhaitaient pas remettre leurs enfants à l’école de bénéficier d’Autorisations spéciales d’absences ou du télétravail selon l’âge de l’enfant. Cette précision a permis d’armer les collègues contre les consignes erronées émanant notamment de la DSDEN de la Gironde et pour le coup appliquées avec beaucoup de zèle par les chefs d’établissements.
Ces précisions, inscrites sur les PV publics de séances, permettent aux collègues de faire valoir leurs droits comme pour les cas contacts placés en ASA et non pas en télétravail, autre précision de taille obtenue en CHSCTA.
Les fiches RSST envoyées par les collègues (avant de passer au tout numérique en fin d’année) dénonçant des manquements dans l’application des protocoles en établissement nous ont permis d’intervenir auprès de l’administration qui a dû s’engager à pallier des déficits, notamment matériels.

La violence contre les personnels : thématique de l’année du CHSCTA

L’énoncé même du thème annuel est fort, « les violences contre les personnels » ne sont pas le pudique et fourre tout « climat scolaire ».
Reportée d’une année, pandémie oblige, ce sont vos élus Snes-FSU qui ont proposé et fait adopter cette thématique qui se traduira par 4 visites d’établissements.
Collège huppé de centre ville, lycée de secteur de zone urbaine sensible…La palette de visites est diverse car il s’agit de confirmer par une enquête ce que nous constatons déjà, à savoir que nos professions sont de plus en plus fréquemment cibles de violences.
Insultes, menaces, intimidations…A des degrés et des fréquences diverses, une majorité de personnels se trouve ou se trouvera à un moment de sa carrière, confrontée à ce qui ne relève plus des aléas du métier mais de délits.
Cette dégradation de nos conditions de travail impacte la santé de nos collègues, tout particulièrement, mais pas seulement, dans les établissements d’éducation prioritaire.
Malheureux exemple qui confirme la pertinence de notre thème, le CHSCTA s’est déplacé en ce début de mois pour une visite non programmée mais imposée par l’actualité : l’irruption d’un élève armé dans un établissement professionnel à St Medard en Jalles et où un personnel a été mis en joue pour avoir fait son métier.
La prévention des risques est l’ADN des CHSCT et nous obtiendrons de l’administration un accompagnement des personnels qui soit à la hauteur des enjeux et des risques.
Le plan violence du Ministre n’a pas apporté les solutions que la situation exige, c’est un simple recueil de conseils et les personnels se retrouvent encore trop souvent seuls à entreprendre des démarches pour se défendre.
Et si un soutien indéfectible de l’autorité hiérarchique marquait un début de solution ?

Harold Sabourdy
Sectrétaire CHSCTA, Snes-FSU.

Publication spéciale (réservé aux syndiqués) : Violences contre les personnels

Février 2019

L’actualité de ces derniers mois est venue brutalement nous rappeler la triste réalité de nos conditions de travail. Les mises en cause, l’agressivité, les insultes, les menaces et les violences physiques et verbales se multiplient à l’égard des enseignants. Le « Pas de vague » des réseaux sociaux à l’automne est la manifestation de cette situation insupportable. La cause fondamentale de ces dérives de la part des élèves et des parents a une origine principale : le management toxique pratiqué dans de nombreux établissements par notre hiérarchie . On a pu noter à de nombreuses reprises que le comportement délictueux d’un élève était renvoyé à la responsabilité pédagogique et professionnelle de l’enseignant agressé. Le fonctionnaire enseignant mis en cause ou agressé a le droit d’être protégé par sa hiérarchie. Il est impératif quand ces événements se produisent que le rapport écrit et la demande de sanction soient immédiates. Ils doivent être suivis d’un dépôt de plainte et d’une demande de protection statutaire auprès du Recteur. Ce réflexe qui n’est pas naturel dans nos professions doit le devenir. Il ne s’agit pas de verser dans une idéologie sécuritaire mais de rappeler à la nécessité de rigueur d’encadrement des élèves dont il faut rappeler qu’ils sont majoritairement mineurs. Dans ce cadre là nous avons rencontré le Recteur et l’Inspecteur d’académie de la Gironde et leurs réponses ont été sans ambiguïté : fermeté. Il faut saisir cette occasion et en finir définitivement avec l’omerta qui règne dans nos classes et nos établissements. C’est notre responsabilité individuelle et collective pour la défense des fonctionnaires enseignants et de nos conditions de travail.

Publication spéciale (réservé aux syndiqués) : Violences contre les personnels

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