Réforme du lycée

Dans une lettre envoyée le 6 janvier Blanquer reconnaît implicitement en annonçant des aménagements de la réforme du lycée, que cette réforme a été mise en place sans suffisamment de préparation et d’anticipation :

- En Français : le nombre de textes a été réduit et le renouvellement des programmes sera dorénavant renouvelé par 1/4 chaque année au lieu de la moitié imposée initialement.

- En Anglais : nouvelle spécialité créée : « anglais monde contemporain » qui fera « une place de choix à la lecture de la presse et à l’expression orale ». Introduction d’une concurrence entre les 2 spécialités.

- En mathématiques : pas de modification de la spécialité jugée trop difficile pour la majorité des élèves avec le risque d’abandon, mais création dans chaque établissement de l’option « mathématiques complémentaires » proposant ainsi des parcours mathématiques divers » en invitant les professeurs à faire preuve de pédagogie et à travailler la constitution des groupes de compétences.

On est bien loin des attentes des collègues. De plus chaque nouvelle option ouverte fera fermer une autre option ou supprimer des heures d’accompagnement personnalisé, sauf à augmenter considérablement les heures dans les DGH … le père Noël est déjà passé !

Sur les conseils de classe qui s’avèrent infaisables le ministre valide la création de conseils de spécialités, c’est à dire l’éclatement du conseil en 2 ou plusieurs conseils successifs. En lien avec cet éclatement de la classe et des conseils, le ministre propose de transformer la fonction de professeur principal en « professeur référent d’un groupe d’élèves ». Il ne précise pas combien de professeurs principaux seraient rémunérés par classe ni le nombre d’élèves suivis par les professeurs.