Toutes et tous en grève le 2 décembre pour nos salaires, nos conditions de travail et la défense des services publics : un autre budget est possible !

Le gouvernement, suite aux mobilisations, a déjà dû faire quelques concessions : abandon du vol de 2 jours fériés, décalage de la réforme des retraites, engagement à ne pas utiliser le 49-3 mais le plus dur reste à venir tant les annonces budgétaires laissent craindre la suite du dépeçage des services publics, déjà à l’os. 4018 postes d’enseignants supprimés dont 1645 dans le second degré ; la commission des finances du Sénat exigerait même que l’on double ce nombre !

Rien n’est encore joué, car le débat budgétaire durera jusqu’à mi-décembre. C’est le moment d’amplifier nos mobilisations de la rentrée pour obtenir des mesures de justice sociale, fiscale et environnementale : fin du gel du point d’indice, l’abrogation de la réforme des retraites et des moyens nécessaires pour nos services publics à la hauteur des besoins qui sont immenses !

Le SNES FSU 33 invite tous ses syndiqués à établir en heure d’information syndicale ou en AG puis à nous envoyer le bilan de la baisse des moyens alloués à vos établissements en vue de la préparation de rentrée 2026, et à recenser l’ensemble des besoins indispensables qui ne sont pas comblés, du fait des choix budgétaires : manque d’AESH, d’infirmier.e.s scolaires, de professeurs remplaçants, heures supplémentaires imposées, financement des projets culturels remis en cause, voyages annulés, dispositif devoirs faits et aide personnalisée qui disparaissent faute d’heures dédiées, classes surchargées, élèves d’ULIS sans affectation… Nous veillerons à apporter vos revendications aux services académiques. Écrivez-nous afin de pouvoir chiffrer les besoins dans les établissements !

Car non, tout ne va pas bien : n’en déplaise au Rectorat, la situation en Gironde dans les collèges et les lycées est marquée par le manque de moyens à tous les niveaux.

La journée du mardi 2 décembre doit être l’occasion de porter nos revendications. Venez faire entendre votre colère ! Un autre budget est possible ! Le SNES-FSU de Gironde appelle à la grève et à manifester : RDV 12h devant le rectorat de Bordeaux pour une manifestation jusqu’à la Place de la Comédie.

Gironde : Une grève et un rassemblement contre la répression syndicale et l’entrave au droit de manifester

Mardi 4 novembre, un appel à la grève était lancé par une très large intersyndicale en Gironde en soutien à notre camarade David Pijoan, secrétaire départemental du SNES-FSU, auditionné dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur de la république pour « délit d’organisation d’une manifestation non déclarée ».

Cette enquête fait suite au rassemblement de soutien spontané qui avait eu lieu place Pey Berland à Bordeaux le 8 octobre dernier pour protester contre l’arraisonnement le jour même par l’armée israélienne, en violation du droit international, de la deuxième flotille humanitaire pour Gaza, rassemblement dont la FSU comme de nombreux autres syndicats avaient relayé l’appel.

Le rassemblement de soutien devant le commissariat a réuni des collègues en grève de différents établissements de Gironde, des représentants syndicaux de la poste, de l’énergie, de la SNCF, des membres d’associations de défense du peuple palestinien et des droits humains comme la Ligue des Drois de l’Homme ou le syndicat des avocats de France et de simples citoyens.

Le SNES-FSU dénonce la volonté de museler toute opposition au génocide en cours à Gaza et de criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien. Nous rappelons qu’un représentant syndical n’a pas à être inquiété pour son engagement syndical, et nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont répondu présents mardi 4 novembre au matin pour soutenir David Pijoan et réaffirmer que le droit à manifester est une liberté fondamentale inscrite dans notre constitution. Utiliser tous les moyens de la force publique pour intimider ceux qui s’engagent pour le respect du droit international et entraver nos libertés syndicales et notre droit de manifester est une dérive inquiétante qui fait le jeu de l’extrême droite. Nous serons évidemment prêts à nous mobiliser à nouveau en cas de poursuites.

CSAD, CDEN, bilan des instances en Gironde

Début Novembre se sont tenus le CSAD (jeudi 6 nov) et le CDEN (vendredi 7 nov) en présence du nouveau DASEN du 33, Monsieur François-Xavier PESTEL. Le bilan de la rentrée 2026 acte d’une baisse des effectifs dans le second degré (- 385 élèves) après des années d’augmentation continue. Le SNES-FSU a réaffirmé son opposition à la politique de réduction des moyens justifiée par l’argument démographique. Vos élus ont souligné la situation contrastée du département et les disparités très fortes entre les établissements. Nous avons, d’autre part, insisté sur la nécessité de saisir cette baisse démographique pour, au contraire, diminuer les effectifs par classe et augmenter le taux d’encadrement afin de revenir aux chiffres d’avant 2017, la Gironde ayant connu une explosion des effectifs pendant des années. Historiquement, la Gironde n’a pas été dotée à la hauteur de ses besoins et malgré sa taille et sa sociologie très contrastée, elle est un des départements « oubliés » de la carte nationale de l’Education Prioritaire.

D’autre part, l’administration lors de ce bilan de rentrée a reconnu que les chiffres de l’inclusion ne sont pas satisfaisants en Gironde : 95 élèves n’ont pas eu de place en ULIS 1er degré et 156 élèves en ULIS 2d degré. Encore trop d’élèves sont encore en attente d’une AESH : Sur 11360 élèves notifiés, 10370 seulement sont accompagnés. Ces élèves sont pris en charge en milieu ordinaire. L’administration admet gérer en priorité les urgences afin d’éviter toute déscolarisation. Elle déplore un « turn over » important des AESH et des difficultés de recrutement. Les élues SNES-FSU ont rappelé qu’un statut, une formation et un salaire décent permettraient certainement de rendre ce métier indispensable, plus attractif.

Enfin, tous les dispositifs (PACTE, soutien à l’innovation pédagogique, SNU, Pass Culture ...) vendus à grands coups de communication, par les différents gouvernements Macron comme des moyens ciblés mis au service de l’école du XXIe siècle se voient, dès cette rentrée 2025, amputés d’une large part de leur budget quand ils ne sont pas purement et simplement abandonnés. Pour exemple, en Gironde, on passe de 5001 PACTE consommés l’année dernière à 4400 PACTE alloués à cette rentrée. Dès le départ, le SNES-FSU avait dénoncé cet argent mal dépensé, mis au service de choix idéologiques discutables et peu efficaces et imposés contre l’avis des personnels. On a préféré des mesures « gadgets » coûteuses et inutiles au lieu de faire face aux véritables urgences : revaloriser le salaire des enseignants, recruter des professeurs, des personnels de santé, offrir un statut et une rémunération décente aux AESH, entretenir le bâti scolaire vétuste et inadapté aux changements climatiques … A ces baisses de moyens attribués par le ministère, il faut ajouter la baisse des budgets du département en situation financière alarmante.

Le 22 novembre : une large mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles. Brisons le silence !

Des cortèges fournis et festifs à Bordeaux mais aussi à Saint Denis de Pile pour rappeler que les femmes sont les premières victimes des conflits armés, des crises économiques et écologiques mais aussi des politiques d’austérité qui accentuent la précarité, désorganisent les services publics et réduisent les aides sociales. Les féminicides sont en hausse (+11%) mais pourtant on continue à entendre qu’on en “fait trop”.

La journée internationale contre les violences sexistes et sexuelles n’est pas simplement un jour symbolique mais l’occasion de réclamer une politique volontariste contre la culture de l’impunité en matière de violences faites aux femmes.