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Collège

Evaluation - Collège

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En mai, faisons le bilan d’une année de réforme du collège

Au terme de cette première année de mise en place de la réforme, le SNES-FSU organise une action nationale : une grande campagne d’HIS est lancée. Dans tous les collèges, le SNES appelle les personnels à prendre le temps de se réunir pour faire le bilan de cette année, puis à transmettre ces éléments à leurs sections académiques. Toutes ces réponses permettront de dresser un bilan national de la situation en collège et d’interpeller rapidement le prochain Ministre de l’Education Nationale, dès son installation, sur la gravité et l’urgence de la situation. Vous trouverez toutes les informations nécessaires en cliquant sur ce lien.

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Préparation de la rentrée 2017

circulaire collège du SNES Bordeaux du 03 février 2017

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Evaluation en collège

Beaucoup d’informations circulent sur les nouvelles modalités d’évaluation au collège en lien avec la mise en place du Livret Scolaire Unique (LSU).
Ce bulletin vise à faire le point sur nos obligations réelles en terme d’évaluation au regard des textes. Beaucoup de chef d’établissement essayent de profiter du LSU pour imposer les évaluations par compétence. Les modalités d’évaluation relèvent toujours de la compétence des enseignants. Il faut souligner que le DAFPEN de l’académie de Bordeaux conseille de ne pas changer les modalités d’évaluation des classes de troisième pour cette année car la priorité doit être donnée à la sécurisation du brevet.

Dossier Evaluation - SNES Bordeaux

Les textes
Qui est responsable de l’évaluation des élèves ?
Que contient le LSU ?
Les notes sont-elles interdites dorénavant ?
Est-on obligé d’évaluer par compétences ?
Doit-on enregistrer sur « Pronote » toutes les compétences évaluées pour chaque devoir ?
Doit-on faire apparaitre les compétences travaillées sur le bulletin ?
Peut-on continuer à mettre, comme avant, une appréciation par discipline ?
Faut-il mettre des notes pour l’AP et/ou les EPI ?
Qui remplit la case « Bilan de l’acquisition des connaissances et compétences » ?
Les bulletins doivent-ils être trimestriels ou semestriels ?
Comment le socle est-il validé ?
Mandats du SNES
Comment est attribué le DNB ?

 

Réforme du collège : Manuels scolaires

La réforme du collège s’accompagne d’un changement des programmes sur les quatre niveaux dès la rentrée 2016. Selon les directives du ministère, les manuels de lettres, de mathématiques, d’histoire-géographie-éducation morale et civique, de sciences (SVT, SPC et technologie) en 6ème et de LV2 en 5ème pourront être changés pour la prochaine rentrée. Le reste devra attendre 2017.

Le ministère prévoit une dépense de 300 millions d'euros sur deux ans pour le renouvellement des manuels du collège. En conséquence, 150 millions d'euros sont programmés pour la rentrée 2016. Pour cela, les crédits lolf dont une partie doit servir à acheter des manuels ont été augmentés (7,54 € à 54,30 €). L’autre partie de cet argent doit servir à financer les carnets de correspondance, les droits de reproduction et les projets.

Or, ces sommes semblent insuffisantes comme le confirment les 1ers constats dans les établissements.

  • Ex : Renouvellement des manuels papiers pour la rentrée 2016 : 38 250 euros pour un collège de 500 élèves soit 76,5 euros par élève (Calcul fait à partir du prix moyen des manuels papiers et sans réduction éditeur).
  • Achat d’une licence annuelle soit 7500 euros par an pour lettres, mathématiques, HG-EMC pour un collège de 500 élèves

Le Snes a interpellé le recteur sur cette question lors des FPMA ou du CTA du 22 juin 2016. Le recteur a répondu qu’il n’avait été saisi d’aucune difficulté particulière par les établissements. Les IPR présents ont tous justifié l’inutilité des changements de manuels (pas de changement de programme important dans certaines disciplines, disciplines qui par tradition n’ont pas recours aux manuels, ressources numériques abondantes dont on peut se saisir facilement…). De la même manière, le courrier de la ministre en date du 2 juin, adressé aux recteurs au sujet des manuels insiste lourdement sur toute les solutions alternatives aux manuels.

Il est inacceptable que les enseignants soient de nouveau les victimes des conséquences d’une réforme qui leur est imposée et que leurs choix soient guidés non par des préoccupations pédagogique mais la gestion de la pénurie. Il est aussi inacceptable que les établissements puisent dans leur fonds de roulement pour financer ce qui relève des obligations de l’état.

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Réforme du collège : l'AP et les EPI

Les prochaines journées de formation J3 et J4 seront consacrées à la mise en place des enseignements complémentaires. Les enseignants vont être mis très rapidement au travail pour produire des contenus pour l’AP et les EPI. Le SNES vous propose un petit dossier pour y voir plus clair.

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Préparation de la rentrée 2016

Dans le cadre de la préparation de la rentrée 2016 et dans la poursuite du combat contre la réforme proposée par la ministre, il ne faut rien se laisser imposer.

circulaire collège du SNES Bordeaux du 02 février 2016

Grainsdesable

Actions contre la réforme dans les établissements

Action 19 : Courrier de Georges LABAZEE, sénateur des Pyrénées Atlantiques à Madame la ministre de l'Education Nationale - Page1 - Page 2

Action 18 : Collège Lubet Barbon (40) -Venue du recteur mardi 1er décembre. Heure d'info syndicale le jeudi 3 décembre. Décision de refuser le conseil pédagogique en exigeant une plénière. Tractage aux parents le semaine prochaine à l'entrée des réunions parents profs. Tract à élaborer à partir de la base proposée par le SNES. Contacter les parents d'élèves pour nous aider à tracter. Exiger pour la suite des plénières sur le temps de travail. Refuser les mercredis après midi de formation.

Action 17 : Collège La Rocal - Bon Encontre (47) - Nous avons accueilli l'IA IPR en mettant en scène notre contestation...Nous sommes arrivés presque tous habillés en noir, dès que le principal lui a donné la parole nous lui avons signalé que nous voulions lui lire une déclaration,  et à la fin de la lecture nous avons dit que nous allions tous  aller la signer, plus de 50 profs en procession se sont levés pour apposer leur signature, petit moment de flottement très cocasse. Puis avant de commencer son diaporama M. l'IA-IPR nous demande si nous avons des questions et là...feu roulant de questions assez musclées, et pas de réponse satisfaisante, voire pas de réponse du tout.
Nous avons fait un communiqué de presse nous verrons bien si les rédacteurs des journaux locaux retiennent l'info.
Il est important de manifester notre désaccord, il avait l'air de dire que dans plus des 3/4 des établissements ça roule, qu'ils sont en pleine réflexion sur les "proto-projets" d'EPI.... et que nous étions une sorte de village gaulois....je ne pense pas que la majorité des collègues adhère à cette réforme bien au contraire c'est pourquoi il faut inciter les  autres à se bouger.

Action 16 : Collège Elhuyar - Hasparren (64) - Texte adressé à l'IPR, au principal et à la principale adjointe de l'établissement pour dénoncer la réforme.

Action 15 - Collège Clos Chassaing - Périgueux (24) - Le collège Clos Chassaing rend compte  du conseil pédagogique, il visait à promouvoir la réforme et à préparer des EPI! après avoir soutenu nos collègues d'Anne Frank vendredi, nous étions 16 devant le collège à 13h, nous nous sommes réunis en heure de vie syndicale mardi: Comme Anne Frank, nous avons choisi à l'unanimité des 24 collègues présents de garder le silence.  Notre principal voulait pour contourner la difficulté nous séparer en ateliers thématiques autant dire une porte d'entrée idéale pour les EPI. Nous avons décidé mardi de refuser le dispositif. Ce soir au conseil à 17h30, nous nous sommes présentés et avons gardé le silence jusqu'à l'arrivée de l'IPR : nous avons demandé la parole en sa présence , lu un communiqué en nous tenant tous debout pour marquer notre hostilité, geste accompli par 25 des 27 collègues présents, puis nous nous sommes assis et avons chacun placé un écriteau qui reprenait un terme de l'argumentaire méprisant de NVB et de Robine à notre encontre: réactionnaire,élitiste... De nouveau, nous sommes restés silencieux! L'IPR qui a beaucoup rabattu de sa superbe voulait quand même nous montrer son powerpoint, le principal a pris la décision de suspendre le conseil! début 17h 40 fin 18h10. A tous nos collègues, nous envoyons un salut fraternel , la réforme ne passera pas ! 

Action 14 : Collège Neruda - Bègles (33) - Au conseil pédagogique, refus de faire remonter des propositions d'EPI et d'AP. Liste des besoins dans toutes les disciplines.

Action 13 : Collège Berthelot - Bègles (33) - Refus unanime de proposer des EPI ou de l'AP. Refus de se prononcer sur leur répartition. Volonté de boycotter ou de désorganiser la formation en multipliant les questions qui fâchent. Besoin de la liste de discussion  pour généraliser cette action. Ainsi les collègues  en formation disciplinaire ne seront pas seuls.

Action 12 - Collège Belleyme - Pauillac (33) - Refus unanime de se prononcer sur les propositions d’EPI ou d’AP et sur leur répartition.

Action 11 - Collège Mitterrand - St Paul-lès-Dax (40)- Déclaration présentée au CA

Action 10 - Collège Cheverus - Bordeaux (33) - Refus de faire des propositions d’EPI ou d’AP.

Action 9 - Collège Gaston Fébus- Orthez (64)- Je vous joins le mail adressé aux députés et sénateurs suite à l'AG de la cité scolaire Gaston Fébus. Cette initiative locale peut être relayée, d'autres établissements  ont déjà fait des démarches similaires en direction des élus. Cette réforme qui se met en place est synonyme d'un renoncement éducatif et d'un virage de nos métiers vers de l'animation. L'enseignement scientifique et expérimental est menacé, les diversités aussi (langues LV1 espagnol ou régionales, langues anciennes, allemand, et autres langues devenues rares dans les établissements). Il est d'ailleurs rigolo de voir que l'UNSA fasse une intervention hier dans la presse à ce sujet.... C'était bien un de nos premiers arguments...... il y a 14 mois!
Le fait que ce soit une IPR de STI qui vienne faire la leçon à Fébus est hilarante (ces IPR on déjà bien sabordé la formation technologique en lycée).
On peut encore changer les choses (des concessions semblent être en cours sur le plafond des 26 heures....là où ça gueulera chez les parents). Les IPR ont été en difficulté à Orthez, Morlaàs, Nay....
Nous préparons un courrier pour les parents, alertons le parti au pouvoir en place, ce bulletin de vote est une possibilité qu'on peut ne réserver qu'au second tour mais qui risque de se montrer efficace si elle est essaimée et que la partie semble plus serrée dans la seule région gagnable par la "gauche".
pour vous motiver une vidéo transmise par notre collègue (pour ceux qui ont le haut débit)

Action 8 - Collège Cassignol - Bordeaux (33) - Refus de faire des propositions d’EPI ou d’AP.

Action 7 - Collège la Boetie - Sarlat (24) -
Au Conseil Pédagogique de ce jeudi 26 novembre, présidé par l'IPR d'Occitan/Lettres, nous avons lu une motion contre la réforme. Motion présentée au CA.
Sur 67 professeurs (collège général / SEGPA / ULIS / atelier relais confondus), nous sommes à ce jour 40 à avoir signé cette motion, qui s'inspire beaucoup de celles que nous avons lues sur cette liste (et notamment de la motion de Clos Chassaing): merci donc d'avoir partagé vos textes, ce fut très utile.
Parmi les collègues signataires, certains avaient choisi de ne pas venir au Conseil Pédagogique; un grand groupe est venu, mais est resté debout durant la lecture du texte, pour ensuite quitter immédiatement la salle; quelques-uns enfin avaient décidé de rester pour entendre ce qui se dirait, mais ils ont gardé le silence complet. D'après les retours qu'ils nous ont donnés après la réunion, l'absence et surtout le départ ainsi mis en scène d'environ trois quarts des enseignants du CP a fait un certain effet. L'IPR a ensuite déroulé sa présentation en tâchant de rassurer les collègues, notamment sur les points évoqués dans la motion.
Plusieurs collègues ont posé des questions, très majoritairement critiques ou du moins sceptiques, et les réponses ont été, d'après ce qui nous a été rapporté, vagues, se voulant rassurantes, avec beaucoup de renvois aux formations disciplinaires qui sont censées "répondre à toutes nos inquiétudes".
Seul point positif (mais à vérifier?) : il semblerait que le recteur aurait débloqué des fonds pour "maintenir les moyens" en occitan et en bilangue anglais-allemand: c'est étonnant mais si c'est vrai, tant mieux... reste à savoir pour combien de temps. Si d'autres collègues ont des informations à ce sujet...?…. »

Action 6 - Collège Latresne (33) - Rencontre avec la FCPE - Discussion autour du Boycott de la formation.

Action 5 - Collège Anne Frank - Périgueux (24) - « comme vous pouvez le voir, il est 18h30 et la réunion avec l'IPR est déjà terminée depuis 30 minutes. Nous avons tenu bon et avons gardé le silence jusqu'au bout sans poser de questions, sans intervenir malgré nos bonds intérieurs ! S'il était venu nous convaincre que l'AP et les EPI étaient des inventions géniales, il a échoué ! Il n'a fait que confirmer ce que nous pensions déjà, cette réforme est une coquille vide qui nous promet en revanche de nombreuses heures de travail si nous l'appliquons à la lettre ! Un exemple donné par l'inspecteur : faire une évaluation diagnostique de telle compétence en SVT, donner son bilan au collègue de physique qui retravaillera cette compétence, puis au collègue de mathématiques ! Voilà l'AP ! Nous n'avons pas fini de nous envoyer des mails... à moins que nous fassions comme l'IPR et que nous sortions, sans doute pour se donner une contenance, notre portable pendant le cours pour envoyer l'info à nos collègues par texto !
Quant aux EPI, voilà l'exemple d'une réalisation concrète d'un EPI SVT, EPS et Mathématiques : un carnet de bord où l'élève notera ses constantes vitales... L'évaluation de cette réalisation reste à définir entre les professeurs !
Bref, à Anne Frank, nous n'avons rien appris que nous ne sachions déjà ! L'inspecteur a vite compris que nous resterions silencieux et bizarrement il semblait beaucoup moins sûr de lui que vendredi. Notre principale a dit qu'elle aimerait d'autres exemples concrets, ce à quoi il a répondu qu'il aurait préféré que cela vienne des enseignants. Nous sommes restés silencieux, il nous a dit "bonne soirée", nous sommes partis, convaincus que la solution du silence était la meilleure manière de montrer notre opposition. Solution à adopter à mon avis à toutes les formations ! Refusons de concevoir des EPI et de préparer l'articulation entre nos programmes et l'AP ! Ah oui, j'oubliais ! Le tout, AP et EPI, repose bien sûr sur les compétences à lister pour chaque projet !
Gardons nos positions, tous silencieux !……... »

Action 4 - Collège Laure Gatet - Périgueux (24 ) - L'IPR s'est installé avec son diaporama, la proviseure et la principale adjointe également. Nous sommes entrés sans un mot et nous sommes installés. Nous étions quasiment tous présents. Certains dos à l'écran et ils ont signifié que ça n'avait pas d'importance! Il a fait sa prestation et, comme nous en avions décidé en heure syndicale, pas un mot n'est sorti de nos bouches. Nous n'avons posé aucune question. 2/3 n'ont même pas regardé le diaporama. Le vent soufflait fort, et ce n'est pas qu'une image ! Il s'est senti bien seul, faisant un monologue, du coup il n'a pas présenté d'exemple d'EPI. 2 questions ont été posées par la proviseure sur l'évaluation des epi et le nombre d'enseignants qui peuvent travailler sur un thème d'epi. Nous avons tenu bon jusqu'au bout. La proviseure a regretté que le dialogue n'ai pu s'établir!  Nous n'avons rien répondu. Nous avons quitté la salle sans un mot, nous lui avons remis la motion présentée au dernier CA. Il l'a prise comme un "cadeau" sur le ton de l'humour. Notre ton n'était pas le même!! Évidemment! !" Motion présentée au CA

Action 3 - Collège Montaigne - Périgueux - « à Montaigne, on n'a pas réussi à garder le silence. On a beaucoup pris la parole et avons titillé notre principal et l'IPR avec des questions fort variées les mettant mal à l'aise du coup la réunion a débordé !!!

Action 2 - Collège - Mussidan (24) - Motion présentée au CA

Action 1 - Collège Saint Astier (24) - Heure syndicale du jeudi 12 novembre.
Voici les quatre points évoqués :

La rétention des notes : Il a été décidé que nous maintenions cette rétention pour le premier trimestre. Nous renseignerons le bulletin par une appréciation comme nous le
faisions habituellement. Nous communiquerons oralement la moyenne aux élèves et aux
parents lors de la réunion parents professeurs.
Notre chef a prévu des conseils d'enseignement pour faire le point avec chaque équipe :
nous nous y rendrons en lui précisant que nous ne souhaitons pas participer à l'élaboration
d’EPI.
 Le conseil pédagogique prévu mardi 17 novembre : nous comptons demander aux IPR
présents un exposé explicatif sur la réforme. Nous choisissons l'option qui consiste à
multiplier les questions afin de soulever les problèmes.
Nous avons décidé d'envoyer une lettre aux candidats socialistes pour leur signifier notre
refus de voter pour eux aux prochaines élections. »

Réforme du collège

 

Réforme du collège - Stage et congrès d'étude

Réforme du collège - Mars 2015

La ministre de l’éducation a annoncé le 11 mars les principales mesures de la future réforme du  collège. La présentation du collège est caricaturale, mensongère et injurieuse pour les collègues qui y exercent dans des conditions souvent difficiles. Ainsi le collège « aggrave la difficulté scolaire […] cristallise les défauts de notre système éducatif […] est profondément inégalitaire triant les élèves […] est monolithique dans son approche disciplinaire, suscitant parfois l’ennui, voire la perte du goût du travail et de l’effort. Il est inadapté au développement des compétences […] peu efficace sur l’orientation et la lutte contre le décrochage. En définitive le collège actuel est souvent  peu motivant pour les élèves, anxiogène pour les parents et frustrant pour les professeurs […] ».
La ministre propose de la mise en place de quatre heures d’enseignements pratiques interdisciplinaires de la 5ème à la 4ème. 20 % des horaires d’enseignements seront laissés à l’autonomie des établissements. Les élèves devront bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 3H en 6ème et de 1h en de la 5ème à la 3ème en petits groupes.   La LV2 serait enseignée à partir de la cinquième. 4000 postes financeraient la réforme.
Ces annonces n’augurent rien de bon pour le collège.

  • La mise en en place des enseignements pratiques interdisciplinaires sera financé par une baisse des horaires disciplinaires voire leur globalisation dans certaines disciplines. Il n’est rien prévu pour la concertation et la formation ce qui augure un nouvel alourdissement de la charge de travail.
  • C’est le retour des IDD. Les heures d’autonomie prévues rappellent furieusement la réforme du lycée dont le bilan promis se fait toujours attendre et dont le seul succès est d’avoir mis en concurrence les disciplines.
  • Une partie des enseignements seront définis localement ce qui risque d’accroître les inégalités entre établissements.
  • Le financement de la LV2 se fera par redéploiement des six heures d’enseignement sur trois ans au lieu de deux. 
  • Quant au financement, les 4000 postes sont bien insuffisants au regard des 7100 collèges et surtout ils étaient déjà prévus dans la loi d’orientation et devaient être initialement partagé avec les LP.

Nous sommes très loin d'une réforme ambitieuse pour le collège, bien au contraire. Nous pouvons voir se dessiner de nouvelles économies faites sur le dos des élèves et des enseignants par une réduction des horaires disciplinaires. Ce n'est pas plus le soi-disant développement de l'autonomie des établissements (voir l'exemple des lycées) qui permettra de lutter contre l'échec scolaire.

Réforme du collège : Un grand bond vers le passé

 

Le collège ne voit toujours rien venir... ou la tempête ?

Les collègues de collège attendaient avec impatience les 1ères mesures du ministre de l’éducation Nationale. Durant la campagne, Vincent Peillon avait semblé sensible aux arguments du SNES sur le LPC et avait même déclaré que « le LPC sera suspendu ».

Au final peu de mesures concernent directement le collège à part la suspension des DIMA (Dispositif d'initiation aux métiers en alternance), la remise en cause des ERS (établissements de réinsertion scolaire) et l’évaluation des internats d’excellence.

Aucune des mesures demandées par le SNES dans son plan d’urgence concernant le collège (abandon du LPC, des ECLAIR, de l’assouplissement de la carte scolaire…) n’a été obtenu. Pourtant, ces décisions qui ne coûtaient rien budgétairement auraient pu symboliser que le « changement c’est maintenant ». Il faudra attendre la loi d’orientation dont pourtant les premières annonces sont plus qu’inquiétantes.

Et en attendant, cette impression surréaliste que rien ne s’est passé.. Avec des classes surchargées et peu de moyens pour faire réussir les élèves, il faut encore et toujours continuer d’effectuer toute une série de tâches inutiles, chronophage et sans intérêt dont on voit mal comment leur maintien se justifie au vu de leur inefficacité. Dans certains collèges, les collègues sont biens seuls face à la pression mise par leurs chefs établissement pour continuer de mettre en place ces mesures. La seule perspective dans l’immédiat donné aux enseignants est la simplification des mesures d’attribution du LPC en attendant une énième version. On est très loin de ce que voulaient les personnels. Il faudra attendre la loi d’orientation dont pourtant les 1ères annonces sur un cycle commun CM1-CM2 et 6ème sont très inquiétantes.

Le ministère ne veut pas lâcher sur ce sujet du Socle et du LPC qui sont des points d’appui pour une réelle transformation en profondeur du second degré soutenu par une partie des syndicats (SGEN CFDT et SE UNSA) dont le but est la primarisation du collège qui se fera au dépens de nos statuts et missions. Rien évidemment sur une amélioration des conditions d’exercice en collège. La majorité a changé mais l’enjeu reste le même.

Il faut donc toujours mener compagne contre le livret et le socle et ne pas se laisser endormir par des mesures d’allègement Il faut aussi réclamer les moyens dont le collège a besoin pour fonctionner et permettre la démocratisation du système scolaire.

Fabienne Sentex
Responsable du secteur collège - SNES Bordeaux

Histoire des Arts :

Encore un effort pour couler définitivement le LPC

Stage Collège - Jeudi 9 février 2012 de 9h30 à 17h - Athénée Municipal de Bordeaux

Diaporama sur les compétences de Nico Hirtt

Mandat SNEP- Livret Personnel des Compétences

LPC : un outil problématique à dénoncer collectivement

Circulaire SNES Bordeaux spécial collège de mai 2011

Collège : Marche ou crève

Depuis plusieurs années, une série de réformes insidieuses est en train de détruire le collège : note de vie scolaire, validation du B2I et du niveau A2, épreuve d’Histoire des Arts, socle commun et validation du LPC (Livret Personnel de compétences), mise en place du PMDF (Parcours des Métiers et des Formations). A cela s’ajoute la suppression de la carte scolaire ainsi que le renforcement de l’autonomie des EPLE et des pouvoirs des chefs d’établissements.

Dans un contexte de suppression massive des postes, les collèges sont aussi les victimes collatérales de la néfaste réforme des lycées. Pratiquement tous les établissements sont aux horaires minima, les classes sont surchargées, les options et les enseignements en groupe menacées, les heures de labo en partie non rémunérées. Les moyens manquent pour prendre en charge les 15% d’élèves qui sortent de l’école primaire avec de grandes difficultés. La situation ne cesse de se dégrader et les collègues sont donc de plus en démunis.
Or, face aux difficultés croissantes du collège, la seule réponse du ministère relayée par le discours unique médiatico-politique est la mise en place d’une école du socle commun, sorte d’école fondamentale dont l’univers est borné par la loi Fillon et le socle commun des compétences et des connaissances. Il s’agit selon le rapport du HCE (Haut Conseil à l’Education) de rapprocher le collège de l’école primaire, c'est-à-dire de le primariser avec, pour conséquences, d’ouvrir la voie à la bivalence, de créer une rupture entre les enseignants en collège et en lycée, d’instaurer un temps de présence accru dans les établissements et d’utiliser une partie de la DGH selon des choix faits localement c’est à dire de déroger aux horaires et aux programmes nationaux au nom d’une soi-disant spécificité. Les établissements RAR (Réseau Ambition Réussite) devenus CLAIR (Collège Ambition Innovation Réussite) sont les laboratoires de toutes ces futures déréglementations.

Pourtant, le collège est la clé de la démocratisation du second degré. Mais pour qu’il le devienne il faut de toutes autres réformes qui ne pourront être imposées que par la mobilisation de tous !

Fabienne Sentex, Marie Claude Dunord, Catherine Dudes,
Stéphane Bailanger, Erwan David, Bertrand Gilardeau

Socle commun et livret personnel
Pourquoi refuser de valider le livret personnel de compétence ?

http://www.snes.edu/LPC-Ne-rien-se-laisser-imposer.html

  • Une surcharge du travail intolérable

Chaque LPC contient 98 items à valider qui eux se subdivisent en 450 micro compétences. Il faut multiplier cela par le nombre de classes et le nombre d’élèves. Rien n’est prévu pour rétribuer ce travail supplémentaire.

  • Une évaluation floue

L’acquisition des compétences et des connaissances est laissée à l’appréciation des équipes. Tous les items ont-ils la même valeur ? Doivent-ils tous être acquis ? Loin d’être, un socle commun, il renvoie chaque établissement à la mise en place de sa propre évaluation. Loin d’apporter rigueur et clarté, il entraine disparités et dérives.

  • Une évaluation binaire

La compétence est acquise ou elle ne l’est pas.
Rien sur son niveau d’acquisition et sa maîtrise

  • Une évaluation mensongère

Aucune des compétences ne se compensent. Pour éviter l’effondrement des taux de réussite, les compétences non acquises seront validées par les chefs d’établissement.

  • Une évaluation de la personne

Les compétences 6 et 7 relèvent de l’évaluation de la personne : « Respecter des comportements favorables à sa santé et à sa sécurité » signifie-elle que les élèves trop gros, trop maigres, qui mangent 4 fois par semaine au MacDo, qui ne font jamais de sport ou fument ne seront pas validés ? Quels enseignants seront postés aux abords du collège pour pister les fumeurs ?

  • Une évaluation contre les disciplines

Le socle et sa validation permettent d’effacer les frontières entre les disciplines comme le montre la compétence 3. Il faut mettre cela en lien avec les déclarations du ministre sur la mise en place des expérimentations des sciences intégrées. D’autres disciplines sont marginalisées (enseignements artistiques, EPS, technologie). Il s’agit désormais des savoirs et des compétences « utiles dans la vie réelle » c’est dire ayant une valeur sur le marché de l’emploi.

  • Une évaluation inefficace contre la difficulté scolaire

La réussite des élèves dépend de leurs capacités à faire des liens entre les différentes connaissances et à les mobiliser le moment venu. Or, les paliers, les grilles ne peuvent amener qu’à une parcellisation des savoirs et des compétences. Les élèves vont être leurrés sur le sens des apprentissages.

  • Une évaluation incompréhensible par les parents

Les documents d’accompagnement de la mise en place du socle pointent bien cette difficulté et préconise la multiplication des réunions pour expliquer aux parents ce que les enseignants ne comprennent pas !!! Il faut dire aussi que la signification de certains items est très floue « mobiliser à bon escient ses capacités motrices dans le cadre d’une pratique physique adaptée à son potentiel ».

  • Une évaluation pour manager

Le socle va servir moins à lutter contre la difficulté scolaire que faire rentrer les enseignants et les établissements dans la culture de l’évaluation incessante. Il s’agit aussi de mesurer les performances des établissement ou du moins de coller aux objectifs assignés dans le cadre de leurs contrats. Le socle permet d’avoir des indicateurs pour mettre à la fois en concurrence les établissements et les enseignants.

 


 COLLEGE GEORGES LAPIERRE :
L’ECLAIR QUI ANNONCE LA TEMPÊTE !

 

Les personnels du collège Georges Lapierre de Lormont (33) sont en colère en cette fin de l’hiver. Il y a peu, à cause d’un problème chauffage, certains avaient froid ! Ce n’est qu’à la suite d’une mobilisation sans précédent des collègues, soutenus par les parents d’élèves et d’une grève médiatisée d’une journée que le problème fut réglé. De longue date, Georges Lapierre (classé EP1) appartient à un RAR (Réseau « Ambition Réussite ») et les personnels savent bien que derrière l’affichage et l’utilisation des adjectifs prétentieux que semble affectionner l’Institution, ce collège concentre tout simplement des élèves issus de milieux modestes pour la plupart et relève de l’éducation prioritaire. Il y a quelques semaines, à la suite d’une déclaration d’un chargé de mission du ministre Luc Châtel, ils ont eu connaissance de sa volonté de labelliser cet établissement ECLAIR (Ecoles, Collèges et Lycées, Ambition, Innovation, Réussite). Ce nouveau label n’apporte aucun moyen supplémentaire au collège pour faire face aux difficultés qui servent pourtant de critères pour justifier son entrée dans le dispositif. Nous notons, en revanche, qu’il traduit une conception de l’éducation qui tourne le dos à toute volonté de démocratisation et qui entérine les inégalités culturelles, sociales et géographiques puisque les élèves de l’établissement se verraient offrir un enseignement de seconde zone (marqué notamment par la possibilité du non-respect des programmes et des horaires nationaux, la mise en place de rythmes dérogatoires, la polyvalence, le recentrage sur le socle commun) sans compter le pilotage par le contrat d’objectif qui place la communauté sous la pression d’une logique de management qui dans le privé montre partout sa perversité.

 

Dès la rentrée 2010, des nouvelles d’autres académies les informaient que plusieurs établissements classés en ZEP étaient entrés de fait dans ce dispositif sans la moindre consultation de leurs personnels, lesquels ont été mis devant le fait accompli. Très vite, les remontées faisaient apparaître un système des plus pernicieux avec la caporalisation des équipes, une volonté de dérégulation tous azimuts, une véritable opération de casse de nos métiers en même temps qu’une liquidation de l’éducation prioritaire. Les personnels du collège Georges Lapierre ne pensaient pas qu’une telle décision pourrait être prise concernant leur établissement. Bien sûr, échaudés par la propagande ministérielle en ce qui concerne le RAR, déçus d’une absence de reconnaissance pour la grande majorité d’entre eux, les collègues ne pouvaient qu’être inquiets. Les plus anciens se souviennent encore de la mise en place en grande pompe du dispositif Ambition réussite, de l’appel à innover et à monter des projets de diverses natures (éducatifs, culturels, citoyens). Puis, sans même l’amorce d’une évaluation ou d’un bilan sérieux, ils découvrent 5 ans plus tard qu’un nouveau label pourrait se superposer. Dans le même temps, ils savent qu’ils devront accueillir l’ensemble de la communauté scolaire du collège Montaigne, établissement voisin et lui aussi classé RAR. En effet, ce dernier est en voie de démolition-reconstruction et c’est sans la moindre concertation des personnels concernés que le Rectorat, l’Inspection académique et le Conseil général ont décidé de regrouper les deux collèges dans une même structure pendant deux ans à compter de la rentrée 2011. Devant un tel contexte, les personnels pensaient sincèrement que leur établissement ne serait pas concerné par l’extension du dispositif ECLAIR.

Aujourd’hui, ils sont partagés entre l’incompréhension et la colère. Ils se sentent trahis et méprisés par l’Institution et se posent des questions. Pourquoi l’Administration ne prend-elle pas la mesure des difficultés inhérentes à la réunion des deux collèges. Pourquoi une telle précipitation ? Pourquoi insister à leur imposer un dispositif ECLAIR alors qu’ils sont unanimes à le refuser ? Ils ont d’ailleurs signé une déclaration de refus à la suite d’une Assemblée générale organisée par le S1 et aucune signature n’a manqué, pas même celle des professeurs référents. Pourquoi leur faire subir un système qui alourdira encore leur charge de travail, occasionnera des réunions de concertation à n’en plus finir, obligera les récalcitrants à quitter l’établissement et les placera sous la tutelle d’un préfet des études nommé selon le bon vouloir du prince ? En effet, la cohésion de l’équipe est fragile et les tensions existent malgré l’effort de tous pour les dépasser. Qui peut sérieusement leur faire croire que la caporalisation des équipes, le management d’un chef d’établissement omnipotent qui choisira selon son bon vouloir ses enseignants et l’absence de moyens supplémentaires viendra compenser leurs difficultés ? De l’interrogation, beaucoup en viennent à la peur. Peur de perdre ses repères, peu de voir disparaître un métier que la plupart ont choisi – c’est particulièrement le cas des CPE –, peur enfin que derrière les mots se cachent ce qu’ils redoutent : la liquidation du service public d’éducation prioritaire.

Cet hiver n’en finit pas mais ils savent aussi qu’un printemps est toujours en germe. Ils comptent bien en profiter pour rebondir, pour faire front et pour construire le rapport des forces le plus efficace pour lutter contre cet éclair qui annonce la tempête. Ils feront du bruit eux aussi et il faudra bien finir par les entendre.

Stéphane BAILANGER
Professeur d’histoire-géographie
S1 du collège Georges Lapierre

Enseigner...parait-il...

nseigner au collège est un métier, d'aucuns parlent même de missions, validé par un diplôme et par un concours. Aujourd'hui pourtant, en collège, on peut légitimement se demander si ce « métier » n'est pas devenu une « activité multi tâches » dans laquelle il existerait une partie dite « enseignement » de plus en plus marginalisée.

Dans bon nombre d'établissements, les personnels se voient alors proposer voire imposer des heures sans rapport avec leurs disciplines et une diversité de tâches pour lesquelles il n'existe évidemment ni formation, ni temps de concertation, ni même une rémunération éventuelle.
Ainsi le collègue de collège est devenu un « validateur » de compétences dites transversales. Il est également le détenteur d'un savoir inné, sans doute, dans le domaine de l'histoire des arts par exemple comme dans celui de l'ODP. Il devient de plus en plus un initiateur de projets, essentiel pour être reconnu et « récompensé » bien sûr par le chef d'établissement, De plus, il possède des aptitudes de démarcheur commercial pour chercher des financements dans lesquels l'Etat s'est une fois de plus désengagé. Enfin il se transforme tout à la fois en éducateur mais aussi en conseiller d'orientation (on n'ose pas encore y intégrer la dimension de psychologue) sans oublier en infirmier et en assistante sociale faute de moyens ou de recrutement ...
Par ailleurs, il doit aussi être capable « de prouver qu’il le vaut bien » pour continuer à progresser dans la carrière lors de ces « entretiens » chers sans doute au ministre nostalgique de sa fonction passée dans les shampoings, laques et cosmétiques...
De toute façon, rien n’est plus facile avec plus d'élèves par classe et moins de personnels dans les établissements...

Bertrand Gilardeau

« Collège commun, collège humain »
de Denis Paget, Institut de recherches de la FSU.

« Collège commun, collège humain » de Denis Paget est un petit ouvrage fort instructif qui replace le collège unique dans le contexte de la construction d’une école de la réussite pour tous.

Dans une première partie, Denis Paget expose les difficultés du collège : un collège unique qui n’a pas pu être construit comme il aurait du l’être et qui a été mis en place en 1975 dans de mauvaises conditions, les évolutions de la place des enfants dans la famille, et les évolutions de la famille, ensuite les temps sociaux imposés aux enfants et aux adolescents, puis la coupure entre l’univers des jeunes et celui professionnel des adultes, enfin l’opacité des temps et des étapes de la vie pour les jeunes qui ne comprennent pas où les années d’école vont les mener…
Ensuite, il évoque ce que pourrait être un collège plus juste, c’est à dire une école de masse et de qualité. Le collège devrait refuser la ségrégation, pratiquer le brassage social et permettre l’accomplissement de soi. Pour cela, il faut rénover la carte scolaire et faire disparaître la stratégie d’évitement des classes moyennes. Le collège doit être de plus en plus sensible à la construction identitaire de l’individu et ne pas attendre que les familles « préparent » les enfants à la scolarité. Il faut donc modifier la relation aux parents et aux enfants, parce que la société n’est plus la même qu’en 1975. Il faut également repenser le temps scolaire car le collège n’est plus le primaire mais pas encore le lycée. Le soutien devrait être fait par les enseignants pour limiter les inégalités… Il faut faire disparaître la hiérarchie des disciplines, intégrer des enseignements nouveaux et organiser une meilleure coordination des programmes avec des questions transversales…
Pour Denis Paget, le socle commun n’est pas la bonne réponse car il est une sorte de RMI culturel qui ne permet donc pas de traiter l’échec scolaire en profondeur. Sa mise en place, associée à celle du LPC, sont d’une particulière nocivité et représentent le fond même de ce qu’est une école du néolibéralisme. Si les compétences prises une à une sont assez censées, leur totalité construit un outil redoutable de contrôle et de coercition des personnes qui déforme les buts et valeurs de l’éducation. Le socle renforce la fragmentation des apprentissages et le poids de l’utilitaire. Il enferme les élèves dans le consumérisme.
Ce livre met en débat des propositions pour construire un collège vraiment démocratique qui est à contre courant avec le discours unique véhiculé par les rapports du HCE et Grosperrin qui se font les promoteurs du socle et de la primarisation du collège.
Erwan DAVID
Secrétaire départemental des Pyrénées Atlantiques

Heures de laboratoire, de vaisselle et de chorale

Les heures de labo et de vaisselle ne sont plus financées ou partiellement dans certains établissements. Voilà le rappel des textes statutaires.

  • Heure de laboratoire (article 8 des décrets de 1950).
    Réduction d’1 heure de service pour le professeur assurant la gestion du laboratoire de SVT, sciences physiques, langues, de technologie et du cabinet d’histoire géographie.
  • Heure de vaisselle (2ème alinéa de l’article 8 des décrets de 1950)
    Décharge d’1 heure de service en l’absence d’aide de laboratoire ou d’agent de service affecté au laboratoire ou de professeur attaché au laboratoire pour tout professeur de SVT, de sciences physiques ayant un service d’au moins 8 heures, y compris en temps partiel.
  • Heure de chorale (circulaire 8 octobre 1949 et note de service 29/12/1949 – RLR 802-1)
    2 heures pour la responsabilité de la chorale.

Si vous êtes dans ce cas, contactez le S3 pour que nous intervenions auprès du rectorat.

Heures de vie de classe, demander le paiement

Voici la réponse du ministère de l’éducation nationale à une question écrite posée par un sénateur de l’Aisne au Sénat concernant la rétribution des heures de vie de classe. Réponse publiée dans le J.O. Sénat du 11/02/2010 – page 322

Les heures de vie de classe visent à permettre un dialogue permanent entre les élèves et la communauté éducative, sur toute question liée à la vie de la classe, à la vie scolaire ou tout autre sujet intéressant les élèves. Elles peuvent être animées par différents intervenants : professeurs principaux, autres professeurs de la classe, documentalistes, conseillers principaux d’éducation, personnels d’orientation, de santé scolaire…
Les heures de vie de classe relèvent des obligations de service des personnels concernés et donnent lieu à une rémunération en heures supplémentaires effectives (HSE) dès lors qu’elles sont assurées en dépassement de leur temps de service obligatoire.

La réponse du ministère est claire. Nous invitons donc l’ensemble des collègues qui prennent en charge ces heures de vie de classe à en demander le paiement auprès de leur chef d’établissement. En cas de refus, en informer immédiatement la section départementale ou la section académique du SNES qui saisira le rectorat. Interrogé lors du dernier CTPA sur ce dossier, le rectorat n’a pas donné de réponse claire. Mais un recteur peut-il revenir sur la parole d’un ministre ?

APAISER LES COLLEGES

Mercredi 9 février, le collège débraye, un parent vient d’agresser un professeur. C’est la goutte qui fait déborder le vase après six semaines pendant lesquelles pas un jour ne s’est passé sans une incivilité, un incident, une insulte y compris par les nouveaux supports informatiques. C’est usant pour tous.
Alors comment briser ce cercle vicieux ?
Poser un cadre comme l’heure d’information syndicale pour en parler collectivement.
Noter tous les incidents sur une sorte de dazibao affiché dans la salle des professeurs afin de briser l’isolement en voyant que l’on est pas seul dans l’adversité et en repérant « les cas ».
Interpeller le Rectorat qui est l’exécuteur d’une politique de régression sans fin des emplois, les collèges payent une note sévère à cet endroit.
Outre les emplois, le Rectorat doit apporter son soutien sans faille à la reconstruction de « l’autorité » par une aide qui passe par un audit, un stage de gestion des conflits, une suite pénale pour couvrir les collègues qui appréhendent de porter seuls, plainte.
Enfin les représentants des parents doivent être interpellés pour construire une politique éducative commune avec un rappel à la loi notamment pour ce qui concerne les supports informatiques.
Soigner les causes de la souffrance des personnels et des élèves dans les collèges relève de l’urgence, car trop c’est trop.


Marie Claude Dunord



 

 

 

 

Responsable du secteur collège

  • Fabienne Sentex