Les procédures d’affectations

1) Stagiaires, l’accueil laisse à désirer :

Vous le comprendrez rapidement à la lecture des informations suivantes, l’affectation des stagiaires n’est pas forcément une priorité dans l’académie de Bordeaux.

Le terme de « vœu » d’abord semble un peu usurpé quand il se limite à une seule commune pour le vœu 1, dans une académie qui compte 3 des 5 plus grands départements de France.

Le rectorat se dit à juste titre contraint par les résultats de la 1re phase nationale d’affectation qui s’achève le 09 juillet mais refuse de nous associer à ces procédures au sein d’un vrai groupe de travail, comme c’était le cas auparavant. Il s’en suit parfois une dégradation des conditions d’affectation de stage pour certains d’entre vous et une absence d’équité de traitement pour tous.

Nous avons obtenu néanmoins de pouvoir présenter toutes les situations problématiques des stagiaires qui nous ont contactés. Nous intervenons en amont du travail d’affectation puis à la reprise des services pour les collègues qui seraient restés sans solution.

Vous attendrez enfin jusqu’au 19 juillet vos résultats d’affectation. Les personnels administratifs ont bien évidemment droit à un repos bien mérité, mais vous n’aurez aucun interlocuteur avant la fin du mois d’août pour connaître vos classes, prendre contact avec l’ESPE en cas de difficultés d’inscription ou vous adresser au rectorat pour une demande de révision d’affectation…

Individuellement donc, vous pouvez vous trouver dans des situations difficiles. Le mieux est encore d’être informé.e afin d’éviter au maximum les situations à risque que nous allons vous exposer.

Le SNES sera le seul à se rendre disponible pour vous conseiller dans toutes vos démarches durant la période estivale : nous contacter

2) Les vœux d’affectation :

6 vœux : 1 commune (valant pour les communes limitrophes) + 5 départements par ordre de préférence décroissante

Le vœu commune « Bordeaux » fonctionne comme un groupement de communes et se répartit avec les différentes communes de la métropole (Bordeaux et banlieue nord-est-sud-ouest , Bordeaux rive droite,-rive gauche). Pour le détail, n’hésitez pas à nous contacter

Attention : les stagiaires à mi-temps doivent absolument tenir compte en parallèle de leur lieu de formation. La circulaire rectorale reste en effet très évasive comme sur tous les sujets qui embarrassent l’administration.

3) Les « stagiaires turbos » :

Pour les disciplines suivantes jusqu’à l’année passée, les stagiaires affecté.e.s dans les Landes ou les Pyrénées Atlantiques suivaient leur formation à l’espe de Pau :

  • anglais/ espagnol/ basque
  • lettres modernes et classiques
  • histoire-géographie
  • mathématiques
  • EPS (une partie de la formation à Tarbes)

Tous les ans, certains d’entre vous se retrouvent ainsi prisonniers d’un « triangle des Bermudes routiers » dont les trois sommets sont le domicile personnel, l’établissement d’affectation et le lieu de formation.

exemple : les stagiaires d’éco-gestion, de SVT et de physique-chimie notamment devront impérativement se rendre à Mérignac en formation, même affecté.e.s sur la côte basque ou aux alentours de Pau.

Mais les stagiaires d’autres disciplines, ayant des attaches familiales en Gironde, peuvent également se retrouver à faire la route entre le nord des Landes, l’ESPE de Pau et leur domicile en Gironde.

Hormis le rectorat de Bordeaux et certains formateur.trices de l’ESPE, tout le monde conçoit aisément la fatigue générée et le temps perdu pour préparer ses cours. Comme si cela ne suffisait déjà pas, les conditions de remboursements des frais de déplacement liés à la formation ont été revue à la baisse depuis cette année.

L’académie de Bordeaux dans ce secteur choisit de faire des économies sur le dos des nouveaux-venus dans la profession, en refusant d’appliquer les textes ministériels contrairement aux choix opérés par d’autres recteurs ailleurs sur le territoire.

Le SNES de Bordeaux refuse à l’heure actuelle de se résigner et continue seul depuis un an à s’opposer à cette décision. Nous avons donc sollicité sur cette question une audience le mercredi 19 juin auprès du Directeur de la DAFPEN au regard de l’importance des enjeux.

Nous saurons lui rappeler ses engagements. Notamment celui de veiller à l’implantation des postes et de ne pas affecter dans les Pyrénées Atlantiques des stagiaires dont la discipline n’est pas enseignée à l’ESPE de Pau.

Nous avons déjà repéré des postes bloqués problématiques, notamment en physique-chimie.
Nous interviendrons donc chaque fois que vous nous solliciterez sur cette question.

Attention : sur le lieu de formation aussi, des possibilités de dérogation encadrée sont évoquées à l’oral malgré ce qui est écrit dans la circulaire.

4) Une hiérarchie contestable :

Lors de la phase d’affectation, le Rectorat de bordeaux fait le choix de favoriser les stagiaires ayant obligatoirement le M2 MEEF à valider en les affectant « en priorité » au plus près des centres universitaires.

On ne comprend cependant pas pourquoi les autres stagiaires, eux, ne méritent pas aussi d’être « placés dans les meilleures conditions » de « validation de leur année de stage ». Ils auront en effet exactement les mêmes journées de formation et souvent les mêmes contraintes de validation dans leur « parcours adapté ».

L’administration est tout à fait au courant d’ailleurs puisque le directeur de la DAFPEN soulignait lui-même l’ambiguïté malencontreuse de ces parcours de « formation adaptés » qui n’ont pas vocation à « être des parcours allégés ».

Pour certains d’entre vous, les choix rectoraux promettent donc fatigue, particules fines et charges financières, autant d’embûches supplémentaires à la sérénité de votre année de stage.

Pour les stagiaires à temps complet, qui n’ont pas à s’inscrire à l’ESPE, les problématiques sont moindres mais c’est parfois le manque de postes bloqués, dans certains départements, qui peut poser problème.